Start von Tihange 2 – Protest auch aus Belgien

15. November 2015 | Veröffentlicht von Leo Tubbax/ nucleaire.stop.kernenergie

Redémarrer rapidement  les réacteurs fissurés ?

Hier eine Protessterklärung der Gruppe „nucleaire.stop.kernenergie“ aus Belgien:

Certains médias rapportent que les réacteurs de larmes, Doel 3 et Tihange 2 seraient redémarrés ce mois-ci, un mois avant la date prévue [1] Officiellement, il n’y a aucune déclaration de l’autorité nucléaires belge AFCN, mais les initiés semblent certains.

L’enquête serait arrivée à une conclusion rassurante sur les défauts d’hydrogène (connus sous le vocable trompeur de « microfissures ») dans les parois du réacteur de ces deux réacteurs. Les réacteurs sont –hors quelques mois-  hors service depuis le printemps de 2012. Au début de cette année, il a été annoncé que Doel-3 était abîmé par plus de 13.000 fissures, et non 8.000  et Tihange-2 par 3.000, au lieu de 2.000. Et en juin des tailles   plus importantes des fissures ont ensuite été communiqués: jusqu’à 18 centimètres [2].  Et il reste beaucoup d’incertitudes à propos de la friabilité de l’acier de la paroi. La demande de Nucléaire Stop Kernenergie pour accéder aux données de Safety Cases dans le cadre de la loi Aarhus a reçu une réponse négative. Un recours a été introduit le 20 octobre, la Commission d’appel doit se prononcer avant le 18 décembre. Nucléaire Stop Kernenergie a l’intention, après une décision positive en appel et la publication des Safety Cases de lancer un débat public sur la reprise de l’exploitation des réacteurs en collaboration avec des experts indépendants. Un démarrage rapide tue la possibilité de mener ce débat dans et en dehors du parlement dans l’œuf. L’énergie nucléaire n’est pas synonyme de démocratie.
Il y a quelques mois, Electrabel estimait encore que les réacteurs ne seraient pas relancés avant le 1 janvier 2016. Engie (nouveau nom de la maison-mère française GDF Suez), déclare perdre € 40 millions par mois de profit à cause des deux réacteurs à l’arrêt.  Un million d’Euro de bénéfice par réacteur et par jour ouvrable. Les deux réacteurs produisaient ensemble un tiers de l’électricité belge.

Il y a beaucoup d’opposition à l’intérieur et à l’extérieur du Parlement contre le redémarrage des fissures du réacteur. Une pétition contre le redémarrage de ces deux réacteurs a recueilli plus de 62.000 signatures (signer est  encore possible [3]), et il y a eu un certain nombre d’actions dans la rue.
Une hypothèse est que les deux réacteurs soient rebranchés au réseau et que, en retour,  l’extension de durée d’exploitation de Doel 1 et Doel 2 de 10 ans est abandonnée. Cela pourrait expliquer pourquoi la ministre de l’énergie n’a pas conclu d’accord avec Electrabel à ce sujet, alors que délai ultime de la décision de redémarrage doit être prise la fin de ce mois.

Le redémarrage de ces deux réacteurs délabrés est une atteinte criminelle à la sécurité de la population belge. Si un accident grave se produit dans les cuves de réacteur, et cela est 1.000 à 10.000 fois plus susceptible d’arriver qu’à un nouveau réacteur-  9 millions de personnes devront fuir autour de Doel, autour de Tihange «seulement» 5 millions. Cela est impossible à réaliser. L’énergie nucléaire est trop dangereuse en soi, cette version risquée d’exploitation est totalement irresponsable et relève de la négligence criminelle. M. Jambon, car c’est bien lui qui prendra la décision après l’vis fourni par l’AFCN, pourrait entrer dans l’histoire comme le ministre qui a mis en péril la sécurité de millions de personnes pour assouvir la soif de dividendes d’Engie-Electrabel et d’EDF Luminus.

[1] http://www.demorgen.be/binnenland/scheurtjescentrales-plaatsen-marghem-voor-dilemma-bd674a32/
[2] http://www.laka.org/nieuws/2015/demonstratie-tegen-tihange-hield-fanc-grootte-van-scheurtjes-achter-3657/
[3] https://www.change.org/p/federaal-agentschap-voor-nucleaire-controle-kom-op-tegen-het-heropstarten-van-de-scheurenreactoren-tihange-2-en-doel-3–